Les passerelles, les jolies passerelles, les belles ombrelles,
Cachez vos yeux, tenez vos mains, gardez votre tête,
Les ailes du nez sous un mouchoir en dentelle
lundi 15 septembre 2008
Advienne que pourra
lundi 8 septembre 2008
Qu'allons nous faire
Qu'allons nous faire de tout ce soleil
Qu'allons nous faire de la chaleur de nos peaux,
Qu'allons nous boire à sa santé
Dans la veille
Qu'allons nous verser dans nos silences
Qu'allons nous faire de ses mains glacées
Que dirons nous à nos enfants
Que verrons nous sur les photographies
A venir
Tairons nous les colères
La maladie
La tendresse
L'attention
dimanche 7 septembre 2008
mardi 26 août 2008
A l'immense - bis
Beauté qui ne demande rien
Qui ne demande plus
A personne
Qui n'attend que le silence, lorsque la voix s'est tue
Quand les grimaces se sont effacées, et les châteaux écroulés
Beauté timide et maladroite
Qui ne s'accroche à rien d'autre que ton souffle
Beauté sereine dans la douleur
Et rageuse dans l'absence
Reine de l'instant et des couleurs
Beauté jetée sur les plages du désordre
Et tenue dans le fil d'un embrun
A la course battue
A terme à demeure à la fin
Beauté crépitante aux cheveux d'étincelle
Ombre bleue porté sous les yeux
Beauté en guenilles sans livret sans papiers
Echo soudain soudure à l'azur
Beauté ma loyale
Et ma fidèle
Jusque dans tes disparitions
Beauté
Mon désespoir et mon secret
Beauté calculée sur un boulier de rêve
Beauté nuageuse beauté de colère et de fleurs fanées
D'arbres en déroute, de rochers en miette
Beauté confidente à la tumeur
Qui se tient vers la fenêtre en égrenant les secondes
Comptant les battements de la machine
Qui l'accompagne en mesurant la morphine, l'oubli
Et la tranquillité arrachée au glioblastome
Beauté solide
Dans le doute, têtue au cœur de l'immense, pour mettre la main sur notre épaule
lundi 25 août 2008
A l'immense
Beauté qui ne demande rien
Qui ne demande plus
A personne
Qui n'attend que le silence, lorsque la voix s'est tue
Quand les grimaces se sont effacées, et les châteaux écroulés
Beauté timide et maladroite
Qui ne s'accroche à rien d'autre que ton souffle
Beauté sereine dans la douleur
Et rageuse dans l'absence
Reine de l'instant et des couleurs
Beauté jetée sur les plages du désordre
Et tenue dans le fil d'un embrun
A la course battue
A terme à demeure à la fin
Beauté crépitante aux cheveux d'étincelle
Ombre bleue porté sous les yeux
Beauté en guenilles sans livret sans papiers
Echo soudain soudure à l'azur
Beauté ma loyale
Et ma fidèle
Jusque dans tes disparitions
Beauté
Mon désespoir et mon secret
vendredi 22 août 2008
Naissances (2)
L'eau, le fleuve … l'eau, le courant, les tourbillons, la berge, la berge, et puis enfin la glaise sous les doigts, l'odeur d'humus, les racines auxquelles tu t'accroches, les cheveux dans les yeux, un goût sucré dans la bouche, l'herbe haute, encore un mètre les pieds hors de l'eau, et le souffle qui manque et qui te revient, tu dois retrouver la marche, apprivoiser la pesanteur au creux de tes genoux.
Tu aurais pu attendre encore un peu, grandir plus loin, au risque de te perdre dans l'eau, de te liquéfier, et même si tu aimes nager, tu n'as pas le choix des visages que tu croises, des alchimies de hasard, et des secrets que tu aides à éclore. Des sentiments...
mercredi 20 août 2008
Naissances
J'ai traversé les ans comme autant de fleuves : autour de moi le courant glissait, rusé, insatiable et agile. Emporté, j'ai à chaque fois mis le pied sur la berge en découvrant un endroit différent du monde.
Et même si je sais que je me rapproche des lueurs qui courent au dessus de l'horizon, à chaque mouvement des hanches pour m'élever au dessus du bord, je rêve d'un nouveau paysage...
mardi 19 août 2008
Sur le fil du silence
Equilibriste encore sur le fil du silence
A tâtons
Vos doigts qui tremblent
N'accompagnent plus vos yeux inutiles
Ni les quelques mots asséchés qui percent sous la douleur
Et parfois je l'entends
Elle racle contre les parois du cerveau la tumeur
Sans doute est ce possible parce que les gens se taisent
Encore
Ils secouent leurs visages au dessus du gouffre
Mais ce vide qui vient sous leurs pieds
C'est à partir de vous qu'il faut le combler
Seulement vous
Equilibriste encore sur le fil du silence
Je vous embrasse.
lundi 18 août 2008
Des listes, des jeux et des anars...

Le plus remarquable dans ce dessin, au sens premier du terme, n'est finalement pas le dédain chinois, mais le motif, l'évènement, qui l'a suscité.
Nous croyions les mots "prisonnier politique" et "dissident" englués dans le siècle précédent, au temps de l'Union Soviétique, quand chaque mot passé par-dessus de mur, envoyé via pigeon voyageur du fin fond de la Sibérie, tirait des larmes au premier venu, déclenchait dans le monde libre des tonnerres de protestations, de bonnes indignations, des somptueuses diatribes et qu'aussitôt tombaient dans le ciel d'Afghanistan des chargements d'armes.
Notre P…, habitué qu'il est à confectionner des fiches, à edwiger sans peur ni scrupules, le remet au goût du jour, tout comme le couvert et cette fameuse liste.
A quoi sert t'elle ? Un clin d'œil – je sais ce que tu fais et où tu habite, alors fais gaffe – ou un cadeau – voici ceux qu'il faut abattre, mais je ne t'ai rien dit - ?
Je n'ai pu rire.
Honoré retourne la mise en scène, il montre que pour notre P… le plus dramatique n'est pas le sort des dissidents, mais le nombre de contrats qu'il risque de perdre pour ses amis. Il montre que ce geste n'est rien d'autre qu'une gesticulation à laquelle il se soumet en essayant sans succès d'y croire lui-même.
Au moment où Siné commence à manquer à Charlie, la qualité demeure.
Et une question : que fait finalement notre P…. ?
lundi 11 août 2008
Bribes d'images numériques et tristesse SMS
La photographie dans le téléphone... Et si on mettait le téléphone dans le cadre, à l'angle du miroir. La voix parait si lointaine, le visage un peu flou, la nuit pale, les halos de pixels envahissent ma mémoire, les ondes électriques parcourent ma langue, mes yeux me brûlent.
L'univers magique a aboli la distance mais oublié la chaleur de la peau.
mardi 5 août 2008
Déplions l'avenir
voir l'article
Aux noyés
Que le temps est joueur
Il mise à chaque coup pour gagner
Pour dominer ce monstre si fidèle
Peut être faut il perdre
Son temps
Ainsi, ainsi
Pour ne sortir qu'à l'aube de la table de jeu
Au dernier jeton
Peut être faut il
Pousser les mots devant soi
En murmurant
"Tapis ! "
samedi 2 août 2008
Veille 2.0
Au début il n'y avait que ce chemin clair et poussiéreux, au milieu des champs. C'était hier. Je marchais sans savoir, dans une promenade sans but, identique aux flâneries parisiennes. Les tiges de blé coupé au ras des mottes arrachaient au ciel des lambeaux de nuages. Mais aujourd'hui, mon corbillard s'est arrêté sous les tilleuls.
J'en suis descendu lentement. J'entendais bruisser un carillon lointain. J'ai fait quelques pas vers les fossés. J'ai sorti mon appareil.
mercredi 30 juillet 2008
Veille 1.2
Les tilleuls, tu demeures, à l'abri du sommeil.
Puisqu'un secret te sert et te prolonge,
Tu t'allonges, dans la paume irisée de la veille
Remonte sur toi le drap léger des images !
Il y a dans ce siècle des éclats trop bruyants,
Et d'étrange bassins versants où, volages,
Quelques nuages passent en sifflant…
Veille 1.1
Les tilleuls tu demeures à l'abri du sommeil
Puisqu'un secret te sert et te prolonge
Tu t'allonges dans la paume irisée de la veille
Remonte sur toi le drap léger des images
Il y a dans ce siècle des éclats trop bruyants
Et d'étrange bassins versants où volages
Quelques nuages passent en sifflant
Veille
Les tilleuls tu demeures à l'abri du sommeil
Puisqu'un secret te sert et te prolonge
Tu t'allonges dans la paume irisée de la veille
mercredi 23 juillet 2008
mardi 15 juillet 2008
Monsieur le p…,
Les choses changent dans notre pays. Vous l'avez dit, et puisque vous l'avez dit, cela doit être vrai. En mangeant votre carambar ce matin, il y avait une petite blague à dire et vous n'avez pas su résister à la tentation.
Je suis stupéfait de votre vision des affaires publiques.
Vous êtes un pragmatique, monsieur le p… , vous ne croyez qu'à la réalité, la vôtre, aux résultats, aux forces qui vous affrontent ou vous complètent. Vous êtes le leader incontesté d'une classe sociale qui, en perdant l'élégance, a jeté la pudeur et l'attention. Tout obnubilé par le désir, vous nous rassurez. Mais je ne suis pas sûr que vos électeurs désirent la même chose que vous. Un homme en ray ban n'est jamais qu'une grenouille qui coasse au bord de sa mare, fut elle planétaire.
J'ai décidé pour Noël de vous offrir des livres. Dans ma sélection, j'ai mis Martine à la plage et Martine appuie sur le bouton rouge. Je sais bien que cela ne sert à rien de vous offrir de la poésie, encore moins les Mémoires du général de Gaulle car je ne suis pas sûr que la notion d'intérêt général puisse vous convenir. De toute façon, ce que vous aimez, c'est dire oui et non dans la même phrase en vous adressant aux gens.
Monsieur le P…, les choses changent. Vous l'avez dit. Moi aussi je change. Je n'aurai bientôt plus besoin de vous pour comprendre que l'argent et le cynisme ne sont décidément pas mes valeurs.
En vous souhaitant bonne réception,
jeudi 10 juillet 2008
Back home
A la passerelle, je cherche un cap dans la tempête. Le free-foll m'appelle. Les cartes mentent.
Je reçois des lettres.
Et en ouvrant les feuillets repliés, je pense aux équateurs imaginaires qui partagent la vie en deux hémisphères, que certains ne franchissent jamais, attachés à ces haillons gris qu'ils ne peuvent pas transformer en robe de bal, en bleu de chauffe, en vêtements d'enfants.
Terre !
Mon pilote est monté à bord. La blondeur de ses cheveux me guide.
samedi 28 juin 2008
La tranquillité (2.2)
Cette beauté civile est veinée de rouge
Et pourtant en ville les nuits demeurent
Comme les chemins ouverts couchés sur le papier
Une forêt où je me perd encore à portée de main.
Je vais toucher le cœur chaud, l'épaule calme
Sur ce versant, quelques lambeaux, et la brume qui se disperse
vendredi 27 juin 2008
La tranquillité (1.0)
La beauté est veinée de rouge
Les nuits en ville sont tristes
Les chemins sont ouverts et couchés sur le papier
Une belle forêt où l'on se perd est à portée de main,
Je vais toucher le cœur chaud, l'épaule calme
Sur ce versant, quelques lambeaux de brume se dispersent
mercredi 25 juin 2008
Impromptu
Au premier palier, la plante verte me retint par la branche. Au second, je demandai mon chemin à une sonnette qui se réveilla dans un cri strident puis m'éconduisit sans gêne. Je dédaignai les plaques de cuivre du troisième, leurs titres, leur grâce aristocratique.
Au dernier étage, avant le grenier, la chambre était ouverte. Une femme chantonnait. Son parfum me guida vers le cabinet de toilettes. L'eau miroitait dans la baignoire jouant innocemment avec le haut de sa poitrine. Mes yeux auraient voulu être à sa place. Ils décidèrent sans moi de se refermer pour mieux rêver. Je sentis une étrange chaleur sur mon visage.
Quand ma sirène m'aperçut, elle tendit les bras et se mit à rire.
Voilà pourquoi, Mr le policier, mon costume est mouillé.
vendredi 13 juin 2008
Revenir sur terre...
"bling-bling, couac-couac, plof-plof!
ca va mal finir!"
Etonnant non ?
mercredi 4 juin 2008
L'absolu
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Entends, ma chair, entends la douce Nuit qui marche.
Entendons-nous la différence ?
Savons nous où porter nos yeux ?
Et ces gestes dans le silence… Serait-ce la cadence de l'absolu … les flammes mangeant le ciel, les draps d'aube, les circulations infinies dans le cœur, couchées dans les lignes nettes du réel. La pluie douce des souvenirs acides, la peau nue du secret, les cicatrices inventées par la foudre et la colère.
Apaisé, excité, autrement, j'ai mis les possibles en errance.
dimanche 1 juin 2008
Avis de recherche

ce que nous ne voyions pas des fois plus important est que ce que nous voyons...
Ce jeune padawan nous avons perdus, du coté nordiste de la force...

