Roulez carrosse ô mes doigts perdus
Cette beauté civile est veinée de rouge
Et pourtant en ville les nuits demeurent
Comme les chemins ouverts couchés sur le papier
Une forêt où je me perd encore à portée de main.
Je vais toucher le cœur chaud, l'épaule calme
Sur ce versant, quelques lambeaux, et la brume qui se disperse
samedi 28 juin 2008
vendredi 27 juin 2008
La tranquillité (1.0)
Roulez carrosse ô mes doigts perdus
La beauté est veinée de rouge
Les nuits en ville sont tristes
Les chemins sont ouverts et couchés sur le papier
Une belle forêt où l'on se perd est à portée de main,
Je vais toucher le cœur chaud, l'épaule calme
Sur ce versant, quelques lambeaux de brume se dispersent
La beauté est veinée de rouge
Les nuits en ville sont tristes
Les chemins sont ouverts et couchés sur le papier
Une belle forêt où l'on se perd est à portée de main,
Je vais toucher le cœur chaud, l'épaule calme
Sur ce versant, quelques lambeaux de brume se dispersent
mercredi 25 juin 2008
Impromptu
Une ampoule anémique pendu au plafond du couloir se vautrait dans l'ombre et me lançait quelques clins d'œil malicieux. J'avançai de quelques pas. Les boite à lettres murmuraient, des mots plein la bouche. Je m'en approchai en tremblant. A leur silence soudain, je sentis qu'il ne fallait pas trop insister et avoir l'élégance de ne pas écouter leurs conversations.
Au premier palier, la plante verte me retint par la branche. Au second, je demandai mon chemin à une sonnette qui se réveilla dans un cri strident puis m'éconduisit sans gêne. Je dédaignai les plaques de cuivre du troisième, leurs titres, leur grâce aristocratique.
Au dernier étage, avant le grenier, la chambre était ouverte. Une femme chantonnait. Son parfum me guida vers le cabinet de toilettes. L'eau miroitait dans la baignoire jouant innocemment avec le haut de sa poitrine. Mes yeux auraient voulu être à sa place. Ils décidèrent sans moi de se refermer pour mieux rêver. Je sentis une étrange chaleur sur mon visage.
Quand ma sirène m'aperçut, elle tendit les bras et se mit à rire.
Voilà pourquoi, Mr le policier, mon costume est mouillé.
Au premier palier, la plante verte me retint par la branche. Au second, je demandai mon chemin à une sonnette qui se réveilla dans un cri strident puis m'éconduisit sans gêne. Je dédaignai les plaques de cuivre du troisième, leurs titres, leur grâce aristocratique.
Au dernier étage, avant le grenier, la chambre était ouverte. Une femme chantonnait. Son parfum me guida vers le cabinet de toilettes. L'eau miroitait dans la baignoire jouant innocemment avec le haut de sa poitrine. Mes yeux auraient voulu être à sa place. Ils décidèrent sans moi de se refermer pour mieux rêver. Je sentis une étrange chaleur sur mon visage.
Quand ma sirène m'aperçut, elle tendit les bras et se mit à rire.
Voilà pourquoi, Mr le policier, mon costume est mouillé.
vendredi 13 juin 2008
Revenir sur terre...
Lu sur Rue89, dans un commentaire :
"bling-bling, couac-couac, plof-plof!
ca va mal finir!"
Etonnant non ?
"bling-bling, couac-couac, plof-plof!
ca va mal finir!"
Etonnant non ?
mercredi 4 juin 2008
L'absolu
J'ai cherché le mot juste. J'avais le vers et je ne savais l'écrire
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Entends, ma chair, entends la douce Nuit qui marche.
Entendons-nous la différence ?
Savons nous où porter nos yeux ?
Et ces gestes dans le silence… Serait-ce la cadence de l'absolu … les flammes mangeant le ciel, les draps d'aube, les circulations infinies dans le cœur, couchées dans les lignes nettes du réel. La pluie douce des souvenirs acides, la peau nue du secret, les cicatrices inventées par la foudre et la colère.
Apaisé, excité, autrement, j'ai mis les possibles en errance.
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
Entends, ma chair, entends la douce Nuit qui marche.
Entendons-nous la différence ?
Savons nous où porter nos yeux ?
Et ces gestes dans le silence… Serait-ce la cadence de l'absolu … les flammes mangeant le ciel, les draps d'aube, les circulations infinies dans le cœur, couchées dans les lignes nettes du réel. La pluie douce des souvenirs acides, la peau nue du secret, les cicatrices inventées par la foudre et la colère.
Apaisé, excité, autrement, j'ai mis les possibles en errance.
dimanche 1 juin 2008
Avis de recherche

ce que nous ne voyions pas des fois plus important est que ce que nous voyons...
Ce jeune padawan nous avons perdus, du coté nordiste de la force...
vendredi 23 mai 2008
Ce que le silence demande
Pour faire ce que le silence demande
Tirer sur sa cigarette comme sur un jour sans pain
J'ai mis
Mes mains dans un foulard
Celui que tu portes au cou
Pour faire ce que le rêve commande
Suivre la ligne arrondie de tes hanches
J'ai remis
Mon vieux caban de marin couleur d'encre
Pour ce geste bleu
Pour cette nuit secrète
Pour ce qui reste en nous d'avenir à construire
Et de bonheur à partager
Tirer sur sa cigarette comme sur un jour sans pain
J'ai mis
Mes mains dans un foulard
Celui que tu portes au cou
Pour faire ce que le rêve commande
Suivre la ligne arrondie de tes hanches
J'ai remis
Mon vieux caban de marin couleur d'encre
Pour ce geste bleu
Pour cette nuit secrète
Pour ce qui reste en nous d'avenir à construire
Et de bonheur à partager
mercredi 21 mai 2008
IL FAUT PUNIR LES PAUVRES
J'ai lu ça, c'était le commentaire d'un internaute à un article de libé :
Autant de choses (ndt :créateurs,chercheurs...) qui manquent de plus en plus gravement en France et contribuent au déclin de ce pays. Tout cela à cause de la fiscalité débile d'un état obèse et d’une mentalité qui est encore de "punir" les riches. La France y perd beaucoup plus qu’elle ne pense gagner en maintenant un taux de confiscation grotesque
Sachant que ce monsieur est encore en France, je suppose qu'il n'est pas un créateur. Et que pour lui la vie s'arrête dés qu'il a passé Lille ou Biarritz...
Autant de choses (ndt :créateurs,chercheurs...) qui manquent de plus en plus gravement en France et contribuent au déclin de ce pays. Tout cela à cause de la fiscalité débile d'un état obèse et d’une mentalité qui est encore de "punir" les riches. La France y perd beaucoup plus qu’elle ne pense gagner en maintenant un taux de confiscation grotesque
Sachant que ce monsieur est encore en France, je suppose qu'il n'est pas un créateur. Et que pour lui la vie s'arrête dés qu'il a passé Lille ou Biarritz...
mercredi 14 mai 2008
Comme dit l'autre :
A y est ! Question mémoire rien de tel qu'un peu d'insouciance, de jem'enfoutisme et de confiance en soi.
Je plaisante.
Mais demain c'est manif. J'avais mis le pavé dans ma poche si longtemps. Les morceaux de caténaires peuvent encombrer nos cerveaux, les mots tombent comme du ballast, à minuit départ pour la Finlande, à midi départ pour l'épaule. Et à quatre heure, éclairs sur le lit d'hôpital. Tout roule !
A y est
Je plaisante.
Mais demain c'est manif. J'avais mis le pavé dans ma poche si longtemps. Les morceaux de caténaires peuvent encombrer nos cerveaux, les mots tombent comme du ballast, à minuit départ pour la Finlande, à midi départ pour l'épaule. Et à quatre heure, éclairs sur le lit d'hôpital. Tout roule !
A y est
vendredi 9 mai 2008
aprés midi
André
Il y a ce lit d'amour, entre les ruisseaux de nuages
Ce lit calme, cette page cornée
Ce verre renversé
La lumière traverse les bouleaux
S'immisce dans le cercle de l'ombre fraîche
Il y a autour de vous des rires et des jeux
Des larmes simples
Des cœurs débordés
Vous pouvez vous endormir.
Il y a ce lit d'amour, entre les ruisseaux de nuages
Ce lit calme, cette page cornée
Ce verre renversé
La lumière traverse les bouleaux
S'immisce dans le cercle de l'ombre fraîche
Il y a autour de vous des rires et des jeux
Des larmes simples
Des cœurs débordés
Vous pouvez vous endormir.
mardi 29 avril 2008
Dans la liste des choses qu'on regrette de ne pas avoir fait
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niko
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samedi 26 avril 2008
Le poéte à la cométe
Va vite, léger peigneur de comètes!
Les Amours jaunes (1873), Tristan Corbière
Si tu veux bien y croire… il y a des poux sur les cheveux de la comète. Je te jure on dirait des paillettes échappées d'un kaléidoscope, je te le jure, c'est comme des grains de sable que l'on aurait jetés dans l'air… je te promets je l'ai vu ce soir, je fumais une cigarette sur le balcon, tout d'un coup tout s'est éteint, c'est pour ça que j'ai vu au dessus moi cette belle comète, avec ses paillettes ou ses poux si tu préfères, si tu veux, je te montrerai, allez, viens voir, juste au dessus de l'immeuble d'en face, tu vois, on lui fera un doux shampoing de nuages et on ira la peigner, on lui passera le fil, je te jure sur le tête de ma tasse, regarde, même au fond, quand il y a du café, on dirait des paillettes, et une belle comète…
mardi 22 avril 2008
Bande passante
A construire
Des châteaux de sable mou
A détruire
Des pains à la mie trop sèche
A avoir
Les mains sur le bois et la tête sur le papier
L'œil pour veiller sur les niveaux de silicium, pour s'endormir devant des écrans qui tremblent
Toujours à faire et défaire et refaire
Détruire ou construire
Il y a tant
De moniteurs à jeter par les fenêtres des hôpitaux
De mains à serrer entre deux cigarettes
Tout est cousu décousu recousu à même nos peaux
Le fil, le fil, le fil dis moi j'ai peur de tout perdre
Des châteaux de sable mou
A détruire
Des pains à la mie trop sèche
A avoir
Les mains sur le bois et la tête sur le papier
L'œil pour veiller sur les niveaux de silicium, pour s'endormir devant des écrans qui tremblent
Toujours à faire et défaire et refaire
Détruire ou construire
Il y a tant
De moniteurs à jeter par les fenêtres des hôpitaux
De mains à serrer entre deux cigarettes
Tout est cousu décousu recousu à même nos peaux
Le fil, le fil, le fil dis moi j'ai peur de tout perdre
lundi 21 avril 2008
A tous les petits mammifères
A tous les petits mammifères que nous sommes, s'il y avait des fautes, s'il y avait des miroirs, si il y avait rien d'autre que la mélancolie, celle qui nous met au sec, même sous les pluies motrices, à moins qu'un Bertrand plus tard, nous nous aventurions là où il ne faut pas…
une passante (voilà c'est fait)
Je voudrais revoir le voile pudique que laisse la pluie sur vos joues
La même pluie qui ruisselle et perle à vos yeux
Quand je vous attendrai à la sortie du travail
Debout sous le porche nous serons battus par avance
Par cette pluie encore qui tombe oblique si entêtée à nous toucher
Mais d'ici là
Mais d'ici là
Je suis vivant et j'attends quelqu'un
La même pluie qui ruisselle et perle à vos yeux
Quand je vous attendrai à la sortie du travail
Debout sous le porche nous serons battus par avance
Par cette pluie encore qui tombe oblique si entêtée à nous toucher
Mais d'ici là
Mais d'ici là
Je suis vivant et j'attends quelqu'un
vendredi 18 avril 2008
Une passante
Je voudrais revoir le voile pudique que laisse la pluie sur vos joues
La pluie qui ruisselle et perle à vos yeux
Quand vous attendez à la sortie du travail
Debout sous le porche battu par avance
Par cette pluie qui tombe oblique si entêtée à vous toucher
Vous êtes vivante et vous attendez quelqu'un
La pluie qui ruisselle et perle à vos yeux
Quand vous attendez à la sortie du travail
Debout sous le porche battu par avance
Par cette pluie qui tombe oblique si entêtée à vous toucher
Vous êtes vivante et vous attendez quelqu'un
mardi 15 avril 2008
Energique étincelle
Comme on dit chaque jour suffit sa peine.
A chaque naissance de la lumière suffit sa douleur, son lot de larmes et d'objets brisés, de visages en lambeaux, de regards effacés.
Je me demande souvent comment font les gens pour vivre.
Je me demande souvent ce que le monde serait une fois que tous auraient pris conscience des rivières incandescentes qui roulent sous leurs pieds.
Je me demande souvent si j'ai raison de faire confiance aux hommes.
Je me demande souvent si j'ai raison de me faire confiance.
Et encore plus souvent je cherche cette énergie qui maintient le monde debout. Qui pousse les enfants africains à survivre, les femmes et les hommes à résister à ce qui les oppresse.
Cette énergie qui ferme les blessures.
Cette énergique étincelle fugace et persistante comme un poème.
A chaque naissance de la lumière suffit sa douleur, son lot de larmes et d'objets brisés, de visages en lambeaux, de regards effacés.
Je me demande souvent comment font les gens pour vivre.
Je me demande souvent ce que le monde serait une fois que tous auraient pris conscience des rivières incandescentes qui roulent sous leurs pieds.
Je me demande souvent si j'ai raison de faire confiance aux hommes.
Je me demande souvent si j'ai raison de me faire confiance.
Et encore plus souvent je cherche cette énergie qui maintient le monde debout. Qui pousse les enfants africains à survivre, les femmes et les hommes à résister à ce qui les oppresse.
Cette énergie qui ferme les blessures.
Cette énergique étincelle fugace et persistante comme un poème.
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niko
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jeudi 10 avril 2008
Sentinelles
Sentinelles du rêve, endormez vous
Sentinelles à la douleur, quittez votre poste
Il y a ces jours comme une rumeur maligne
L'annonce d'une offensive sur nos fronts
Sentinelles veillez
Redoublez secrètement de vigilance
Ecrivez à vos proches en surveillant les portes
Et tous ces chemins
Et tous ces sentiers perdus sous les châtaigniers
Sentinelles
Gardez contre vous vos fusils dérisoires
Soyez droit dans la tourmente qui vient à pas masqués
Ne pliez que sous le rêve
N'abandonnez que pour d'autres preuves ou d'autres sourires
Sentinelles à la douleur, quittez votre poste
Il y a ces jours comme une rumeur maligne
L'annonce d'une offensive sur nos fronts
Sentinelles veillez
Redoublez secrètement de vigilance
Ecrivez à vos proches en surveillant les portes
Et tous ces chemins
Et tous ces sentiers perdus sous les châtaigniers
Sentinelles
Gardez contre vous vos fusils dérisoires
Soyez droit dans la tourmente qui vient à pas masqués
Ne pliez que sous le rêve
N'abandonnez que pour d'autres preuves ou d'autres sourires
mercredi 9 avril 2008
A propos de...
La brutalité du jour… et ce n'est pas le matin blafard et pluvieux.
Plutôt
La scie, la lame, la fine aurore glaciale.
L'amour déroule ses barbelés
Pour faire paitre ses troupeaux de certitudes
Avant de les mener à l'abattoir
A genoux nous broutons l'herbe tendre
Quelques branches d'épines nous mettent la gueule en sang
Plutôt
La scie, la lame, la fine aurore glaciale.
L'amour déroule ses barbelés
Pour faire paitre ses troupeaux de certitudes
Avant de les mener à l'abattoir
A genoux nous broutons l'herbe tendre
Quelques branches d'épines nous mettent la gueule en sang
dimanche 23 mars 2008
La chanson d'Ééa (Circée)
Ulysse - part 1 –
Vous souriez ma chère.
Le langage est un asile étrange, on y croise des fous et des folles, des déprimés, des excités. Vous savez. Vous saurez. Parler est donc soumis aux lois de la normalité. Ne pas se faire comprendre est un crime. Il faut faire semblant. La poésie est à prendre avec des pincettes et ses printemps sont comme les calendriers que l'on nous propose parfois dans les rues, le fruit d'un travail de reclus dans leurs cellules.
Le pire n'est il pas que les fous soient parmi nous. C'est vrai que nous fermons les yeux. Tant qu'ils n'élèvent pas la voix. Tant qu'ils se rendent à leur travail avec nous, que vous les côtoyons tous les jours, qu'ils sont collègues, voisins, cousins cousine, on peut toujours expliquer leurs errances passagères. On peut toujours les traiter d'originaux. D'ailleurs, dit-on, ils le recherchent.
Nous voyons leurs nuits blanches comme des symptômes ou des incendies que nous pouvons circonscrire.
Après tout ce ne sont que des poëtes !
Ulysse – part 2 –
Voici
Nos désordres parallèles
Dans la nuit ajourée
Et sur le lit
Ces
Paniers chargés de roses noircies
Passons veux tu ce silence gêné
Racontons nous que par ici
Il y a encore quelques sentiers
Et pour en venir aux mains
Pas d'entractes au désir
Racontons nous des histoires
Vous souriez ma chère.
Le langage est un asile étrange, on y croise des fous et des folles, des déprimés, des excités. Vous savez. Vous saurez. Parler est donc soumis aux lois de la normalité. Ne pas se faire comprendre est un crime. Il faut faire semblant. La poésie est à prendre avec des pincettes et ses printemps sont comme les calendriers que l'on nous propose parfois dans les rues, le fruit d'un travail de reclus dans leurs cellules.
Le pire n'est il pas que les fous soient parmi nous. C'est vrai que nous fermons les yeux. Tant qu'ils n'élèvent pas la voix. Tant qu'ils se rendent à leur travail avec nous, que vous les côtoyons tous les jours, qu'ils sont collègues, voisins, cousins cousine, on peut toujours expliquer leurs errances passagères. On peut toujours les traiter d'originaux. D'ailleurs, dit-on, ils le recherchent.
Nous voyons leurs nuits blanches comme des symptômes ou des incendies que nous pouvons circonscrire.
Après tout ce ne sont que des poëtes !
Ulysse – part 2 –
Voici
Nos désordres parallèles
Dans la nuit ajourée
Et sur le lit
Ces
Paniers chargés de roses noircies
Passons veux tu ce silence gêné
Racontons nous que par ici
Il y a encore quelques sentiers
Et pour en venir aux mains
Pas d'entractes au désir
Racontons nous des histoires
vendredi 21 mars 2008
A se mordre la langue
"Aza/aga hasard/hagard et bitume
Macadam mac à dame et nage à la rivière
Ô bijoux Ô duos diamants palimpsestes !!!"
Vous souriez ma chère.
Le langage est un hôpital psychiatrique, on y croise des fous et des folles, des déprimés et des excités. Vous savez. Vous saurez. Parler est soumis aux lois de la normalité. Ne pas se faire comprendre est un crime. Il faut faire semblant. La poésie est à prendre avec des pincettes et ses printemps sont comme les calendriers que l'on nous propose parfois dans les rues, le travail de reclus dans leurs cellules.
Le pire n'est il pas que les fous soient parmi nous. C'est vrai que nous fermons les yeux. Tant qu'ils n'élèvent pas la voix. Tant qu'ils se rendent à leur travail avec nous, que vous les côtoyons tous les jours, qu'ils sont collègues, voisins, cousins cousine, on peut toujours expliquer leurs errances passagères. On peut toujours les traiter d'originaux. D'ailleurs dit-on, ils le recherchent.
Nous voyons leurs nuits blanches comme des symptômes ou des incendies que nous pouvons circonscrire.
Après tout ce ne sont que des poëtes !
Macadam mac à dame et nage à la rivière
Ô bijoux Ô duos diamants palimpsestes !!!"
Vous souriez ma chère.
Le langage est un hôpital psychiatrique, on y croise des fous et des folles, des déprimés et des excités. Vous savez. Vous saurez. Parler est soumis aux lois de la normalité. Ne pas se faire comprendre est un crime. Il faut faire semblant. La poésie est à prendre avec des pincettes et ses printemps sont comme les calendriers que l'on nous propose parfois dans les rues, le travail de reclus dans leurs cellules.
Le pire n'est il pas que les fous soient parmi nous. C'est vrai que nous fermons les yeux. Tant qu'ils n'élèvent pas la voix. Tant qu'ils se rendent à leur travail avec nous, que vous les côtoyons tous les jours, qu'ils sont collègues, voisins, cousins cousine, on peut toujours expliquer leurs errances passagères. On peut toujours les traiter d'originaux. D'ailleurs dit-on, ils le recherchent.
Nous voyons leurs nuits blanches comme des symptômes ou des incendies que nous pouvons circonscrire.
Après tout ce ne sont que des poëtes !
lundi 17 mars 2008
De Calais à Tarifa
Je me demande bien ce qui peut faire rire ou se réjouir certains… la victoire de la droite à Calais n'a été possible qu'avec le soutien du Front National. Il faut vraiment être aux abois pour accepter ou alors être vraiment proche pour que ces électeurs se reportent sur la liste !!!
Soutenez, soutenez, soutenez sans faiblir le regard des immigrés de Calais .
Soutenez, soutenez, soutenez sans faiblir le regard des immigrés de Calais .
mardi 11 mars 2008
Bergère des nuages
Les filles enrhumées se cachent sous des écharpes
Et traversent les embouteillages comme une aube silencieuse
Les filles numéro 73 ont des larmes séchées et planquent au bas des idoles
Grattant le cuir de leurs limousines
Les filles sont perdues dans des gares psychiatriques
Elles cherchent l'aiguillage
Oublieuses des triages dessinés sur leurs poignets
Descendent parfois fumer une cigarette sur le quai
( Les carmélites aux couleurs d'incendie brûlent les suaires
Je traîne sous les arcades des idées purement inutiles
En attendant de rencontrer mon ange suicidaire )
Les filles enrhumées se cachent sous des écharpes
Et traversent les embouteillages comme une aube silencieuse
Les filles numéro 73 accompagnent leurs amants
Pour traverser le gué des amours interdites
Ton souffle est une tempête qui m'arrache les paupières
Tu es douce aussi à l'instar des mélancolies tenaces
Ta vie est à la mienne et ce secret m'éblouit
Ta vie est à la mienne et ce secret m'éblouit
Et traversent les embouteillages comme une aube silencieuse
Les filles numéro 73 ont des larmes séchées et planquent au bas des idoles
Grattant le cuir de leurs limousines
Les filles sont perdues dans des gares psychiatriques
Elles cherchent l'aiguillage
Oublieuses des triages dessinés sur leurs poignets
Descendent parfois fumer une cigarette sur le quai
( Les carmélites aux couleurs d'incendie brûlent les suaires
Je traîne sous les arcades des idées purement inutiles
En attendant de rencontrer mon ange suicidaire )
Les filles enrhumées se cachent sous des écharpes
Et traversent les embouteillages comme une aube silencieuse
Les filles numéro 73 accompagnent leurs amants
Pour traverser le gué des amours interdites
Ton souffle est une tempête qui m'arrache les paupières
Tu es douce aussi à l'instar des mélancolies tenaces
Ta vie est à la mienne et ce secret m'éblouit
Ta vie est à la mienne et ce secret m'éblouit
vendredi 7 mars 2008
ZUP
Hier j'avais 5 ans.
Le monde était plus grand, les immeubles plus hauts. Je ne connaissais pas le prix des choses, je ne connaissais pas le poids des rires. Hier aux Hexagones, hier à la Petite Hollande, hier rue Debussy, hier je n'avais qu'à deviner, on passait sur les routes, on glissait dans les tourbillons, appréhendant la terre qui arrivait à toute allure.
Aujourd'hui le soleil est un peu froid. L'école n'est plus vraiment l'école, il manque des visages et des noms. Les dessins des rues ne me disent rien. Ils sont muets comme mes souvenirs. Il n'y a personne, c'est midi. Des hommes en cottes apparaissent après le déjeuner tandis que les enfants jouent en attendant d'aller en classe. Des commerces déserts ont relevé leurs rideaux de fer. Ça sent la Peuge, le gris, les paupières en bernes, les rêves disparus, le pays si loin. Les femmes aux petits boulots, le LP, la maladie. La grande violence subie, et rejetée parfois, maladroitement.
Pourtant quelque chose bat. J'entends quelque part un cœur énorme. La peau tremble. Le souffle revient. C'est peut être le mien
Le monde était plus grand, les immeubles plus hauts. Je ne connaissais pas le prix des choses, je ne connaissais pas le poids des rires. Hier aux Hexagones, hier à la Petite Hollande, hier rue Debussy, hier je n'avais qu'à deviner, on passait sur les routes, on glissait dans les tourbillons, appréhendant la terre qui arrivait à toute allure.
Aujourd'hui le soleil est un peu froid. L'école n'est plus vraiment l'école, il manque des visages et des noms. Les dessins des rues ne me disent rien. Ils sont muets comme mes souvenirs. Il n'y a personne, c'est midi. Des hommes en cottes apparaissent après le déjeuner tandis que les enfants jouent en attendant d'aller en classe. Des commerces déserts ont relevé leurs rideaux de fer. Ça sent la Peuge, le gris, les paupières en bernes, les rêves disparus, le pays si loin. Les femmes aux petits boulots, le LP, la maladie. La grande violence subie, et rejetée parfois, maladroitement.
Pourtant quelque chose bat. J'entends quelque part un cœur énorme. La peau tremble. Le souffle revient. C'est peut être le mien
mercredi 5 mars 2008
Racontons nous des histoires
Voici
Les désordres parallèles
Dans la nuit ajourée
Et sur le lit
Ces
Paniers chargés de roses noircies
Passons veux tu ce silence gêné
Racontons nous que par ici
Il y a encore quelques sentiers
Et pour en venir aux mains
Pas d'entractes au désir
Racontons nous des histoires
Les désordres parallèles
Dans la nuit ajourée
Et sur le lit
Ces
Paniers chargés de roses noircies
Passons veux tu ce silence gêné
Racontons nous que par ici
Il y a encore quelques sentiers
Et pour en venir aux mains
Pas d'entractes au désir
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