mardi 12 février 2008
lundi 11 février 2008
mélancolie diesel et champ retourné
Y'a-t-il quelqu'un a l'intérieur ? A contre jour elle semble habitée par un maitre invisible, un maitre qui la conduirait du bout des doigts, anticipant les quelques courbes, les collines.
Appuyé sur la bêche, je cherche qui doit me rendre visite aujourd'hui. Je regarde à mes pieds la moitié du jardin retournée, les mottes en désordre que les mois d'hiver viendront aplanir et régénérer. Je la suis qui hésite à entrer dans la cour.
jeudi 31 janvier 2008
Les nuits sont impardonnables…
Nous sommes bercés. Debouts. Les mondes vacillent. Ce qui nous racle le cœur finit par nous blesser. Je te déposerai dans cette terre, sous la pierre, même si le cercueil est lourd et même si les poignées m'écorchent les mains.
Tu sais, les nuits sont impardonnables.
Où je suis se traînent quelques idées transparentes, de celles que l'on ne peut saisir que tard, quand les oiseaux nichés sur mes épaules se sont endormis. Tu dirais des vapeurs, d'autres des souvenirs. Je ne sais plus exactement leur donner un nom, je me contente de les regarder glisser dans l'espace, s'enrouler dans les volutes de ma cigarette.
L'ombre des grands aulnes, l'odeur des glycines, le bras calme de la rivière, le murmure des rochers, et tant encore sont les soldats d'une armée invisible, prêts pour toutes les conquêtes, pour tous les saluts, prêts à creuser des tranchées dans le ciel, à rouler sur les plages à l'assaut des villes grises.
Tu sais, les nuits sont impardonnables.
Le sais tu, les nuits sont impardonnables.
Aux racines des mots nous sommes attachés. Et même ce latin teinté me ramène aux images.
Et mes mains aussi sont impardonnables
.
jeudi 24 janvier 2008
Passage
Autour de moi l'espace est immense. Un carillon perdu dans les arbres tinte en désordre. Quelques notes mélangées se dispersent dans l'épaisseur du monde.
Faut-il creuser la terre ? Faut-il ouvrir ce ciel bas et immobile ?
Ou juste allumer un feu de brindilles.
mercredi 16 janvier 2008
Elle était devenue si légère.
Je crois que l'expression exacte serait "un poids plume". Elle était devenue légère parce que la maladie et l'age l'avaient privée de ses souvenirs et que son corps qui ne réagissait plus comme avant.
Elle était devenue si légère de mots aussi.
Il n'y avait que ses mains qui s'exprimaient, ainsi que ses yeux et son sourire.
Que voulait elle nous dire ces mains maigres et courbées quand nous les prenions dans les nôtres ? Quand nous les sentions se détendre sous la caresse ?
Parfois elle n'avait plus l'esprit de nous dire au revoir. On sentait comme un grand vide en elle, un vide où nous tentions d'exister malgré tout.
Je me souviens, c'est au moment où tout commençait à être de plus en plus dur que nous avons commencé à rouvrir les albums photos. Je me suis dit que j'aurais pu noter ce qu'elle disait. Aujourd'hui je comprends que le plus précieux étaient ces moments passés avec elle, qu'il n'y avait d'irremplaçable que ces calmes milieux d'après midi dans le salon, vers la fenêtre.
Elle me posait si peu de questions ces derniers temps que je m'étais mis à faire les questions et les réponses tandis qu'il y a encore 6 mois, elle m'avait interrogé sur des objets, sur des villes, des personnages. Je ne sais pas si c'était pour elle un moyen de reprendre le dessus ou un réflexe de professeur.
Elle était devenue si légère.
J'aurais presque pu la porter d'une seule main. Je l'aidais à se remettre sur le fauteuil, à s'installer confortablement. J'avais peur de la briser. J'avais peur de la contrarier. Il m'a fallu du temps pour me contenter de poser mes mains sur les siennes, de la regarder. Il m'a fallu du temps aussi pour ne plus venir que pour les médicaments, l'argent ou un robinet qui fuit parce que la panique et la peur me prenaient à chaque fois.
Elle était devenue si légère.
J'aime cette idée de légèreté pourtant. Je pense que cela nous permet de penser à l'essentiel, aux petite choses si importantes que l'on garde avec nous, à tout ce qu'il y a de délicat dans l'être humain, de sensible. Aux choses qui échappent à la pesanteur du temps. Elle était devenue si légère qu'elle est partie sans esclandre, en murmurant, avec l'assurance tranquille des mots que l'on se dit à l'oreille.
vendredi 11 janvier 2008
Epaule transfert and sweet words
Garde ta respiration
Il te la faudra demain
Pour rouler dans les vagues, les ornières et les prisons
Petit âme bleue sous tes soleils trébuchants
Garde tes mains ouvertes
Il te tarde demain
C'est une autre nuit qui tombe doucement
.../...
vendredi 4 janvier 2008
La grotte
Qui n'a jamais rêvé d'être un homme préhistorique autour d'un feu à l'entrée de sa caverne ?
jeudi 3 janvier 2008
Bipède à station verticale
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Maintenant il faut nager longtemps longtemps
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J'aime le silence austère des camisoles et le murmure des dieux
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Beauté translucid-e veilleuse de vérité
Verse l'acide sur les pupilles animées
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mercredi 2 janvier 2008
mariposas
lundi 31 décembre 2007
octobre, novembre, décembre
jeudi 25 octobre 2007
sous les arbres...
Un rien vous remue, c'est ainsi.
Une branche qui vous touche, un chemin à l'orée, sous les fondaisons, à l'automne.
Retrouver la perdue.
Vers
http://www.myspace.com/bertrandbelin
samedi 20 octobre 2007
vendredi 19 octobre 2007
De la leçon à la culture populaire.
Un anonyme me laisse un mot sur le blog, je lis, je m'interroge. Pourquoi je suis un peu énervé ? Pourquoi j'ai l'impression qu'il est injuste ?
Je pense qu'anonyme me fait une leçon, c'est à dire que je pense qu'il n'exprime pas son désaccord et je pense qu'il ne dit pas "je ne suis pas d'accord" mais plutôt "tu devrais penser comme ça", "il faut être cohérent avec tes valeurs".
Aprés je me dis que j'ai été un peu fort et que je mérite bien qu'on me tance. Et pourquoi donc ? Si je trouve que Musique de rue c'était limite, que j'ai eu l'impression de m'être fait avoir, que je trouve démago de faire une fête de la musique avec des milliers d'euros, que pour moi la culture populaire par exemple n'est pas celle de TF1 ou de Kronembourg.
Ainsi, de la même manière qu'un gréviste n'est pas un terroriste ou un preneur d'otage, je pense qu'Arte devrait avoir l'audience de TF1 et que la question de la culture populaire est celle là : il n'y a pas de culture réservée, et qu'une vraie politique culturelle de gauche vise à amener la foule, les gens, le peuple, à cette culture. A toute cette culture.
Ainsi anonyme me fait bondir. Non pas parce qu'il a pris du plaisir à Musique de rue (je le lui souhaite) mais de me dire que je ne devrais pas penser ce que je pense tout en voulant que je respecte ce qu'il pense... hummm !!!
(Là je vais être méchant) Est ce une dictature du bon sens ? Un vieux complexe mal refoulé ?
J'en sais rien.
mardi 16 octobre 2007
dimanche 14 octobre 2007
Soulagé !
Les caissières étaient toutes affublées d'une décoration bleu blanc rouge. J'étais triste. Je suis rentré en silence, ruminant quelque désespoir incompréhensible. Après nos amis sont arrivés avec leurs rires et quelques bouteilles et mes pensées noirâtres se sont envolés.
Vers 11 heures, j'ai regardé le résultat, ayant en tête les filles prisonnières de leur caisses, du bruit, et des rubans bleu blanc rouge. J'ai été soulagé.
Tout cela n'était rien. Rien d'autre qu'une bulle d'huile moteur crasseuse qui a éclaté sur le smoking blanc des invités des loges VIP du stade de France, des gens qui n'ont jamais connu les supermarchés à 6 heures du soir un samedi, qui n'ont jamais été attachés au bip des caisses...
"je sais que la vie est là..." chantait Ferré
mardi 9 octobre 2007
Jeux de rôles à l'Elysée
lundi 8 octobre 2007
Musiques à la rue...
Heureusement que SY! a pu voir ce qui sans doute est le mieux. Mais n'est pas un peu élitiste de proposer le meilleur dans un coin à l'écart, dans un endroit clos et forcément limité ? Faut il engloutir 75 % d'un budget associatif dans une seule opération ?
Sûr, beaucoup vont se souvenir de ces musiques de rues 2007. Est t'on conscient qu'on s'en souviendra comme de la cuite du siécle ?
Sais pas.
mercredi 3 octobre 2007
droite décomplexée, récupération, rire et désordre ?
Dans les annonces "google", une pub pour "rejoindre notre président dans ses réformes", alors que 20 lignes plus bas, il est copieusement remis à sa place !!! (le petit rectangle blanc sous le titre du blog)D'où le titre de ce message.
D'où aussi, mon incurable aversion pour la publicité.
En me relisant, je n'ai que des questions : faut il rire, pleurer, s'en foutre ? Comment étre libre de sa parole dans un monde pollué ? Doit-t'on boire du vin du chateau alors qu'un petit bleu de banlieue est si franc, pour reprendre une chanson de Brassens
Reviendra t'il un jour ? Une nuit prochaine, comme une image que je ne veut pas oublier. Peut-être.
mardi 2 octobre 2007
lundi 1 octobre 2007
dimanche 30 septembre 2007
Décidément, dés que le président passe la tête dans la lucarne, je ne peux m’empêcher de penser à … à Big Jim ! Bref à une sorte de poupée articulée qui est censée nous projeter dans l’univers des adultes, qui est censée nous servir de clés pour nous ouvrir les portes de la masculinité, la vraie, celle qui roule des mécaniques.
Ce n’est pas la seule figure-personnage de gouvernement, j’y reviendrai plus tard sur ce blog. Entre le Don Quichotte à l’extérieur, et Emma Bovary à coté du siége élyséen, j’ai vraiment l’impression de me retrouver dans un mauvais roman, une sorte de plagiat qui tourne déjà à la farce.
Roman photo sans doute, si j’en crois les magazines.samedi 29 septembre 2007
jeudi 27 septembre 2007
La poésie me volera ma mort....
L'aphorisme de René Char est plus que jamais d'actualité. Difficile en effet de ne pas y penser lorsque notre président de droite démolit les idées de la résistance française et en même temps propose sa mort en exemple.
La démagogie me volera ma mort.
Il y avait l'exemplarité de la peine, il y a maintenant l'exemplarité du vol.